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Yémen : MSF reprend ses activités médicales dans l’hôpital de Haydan

02.03.17
 MAMADOU CISSE

Sana’a, 1er Mars –Les équipes de Médecins sans Frontières (MSF) ont enfin pu reprendre leur travail à Haydan dans le gouvernorat de Sa’ada, 6 mois après le bombardement de leur hôpital d’Abs qui avait provoqué le retrait d’une partie du personnel au nord du pays.

Le 15 août dernier, des frappes aériennes sur l’hôpital d’Abs ont tué 19 personnes et en ont blessé 24. Suite à ce nouvel épisode d’une série d’attaques contre des structures médicales au nord du pays, MSF a pris la décision d’évacuer une partie de son personnel des gouvernorats de Sa’ada et Hajjah. Le 19 février, une équipe de MSF a repris le travail dans l’hôpital de Haydan. Située dans une région montagneuse et difficile d’accès dans le gouvernorat de Saa’da, la structure dessert une population estimée à 200 000 personnes.

« La situation empire chaque jour au Yémen et les besoins médicaux sont en constante augmentation. L’hôpital le plus proche se trouve à deux heures d’Haydan. Comment les blessés peuvent-ils s’y rendre s’ils ne peuvent acheter du carburant ? », déplore Ghassan Abou Chaar, le chef de mission de MSF de retour d’une visite à Haydan.

Avant le départ de ses équipes, Médecins sans Frontières soutenait la salle d’urgence, la maternité, le système de référencement des patients ainsi que les services logistiques. L’organisation médicale va reprendre ses précédentes activités et accroître son aide en soutenant le service d’hospitalisation.

Au cours des deux dernières années, de nombreuses structures médicales, dont l’hôpital de Haydan, ont été les cibles de frappes aériennes. Ces attaques à répétition ont accru la pression sur un système de santé déjà fragile alors que la population a de plus en plus peur d’aller dans les hôpitaux de peur d’y être la cible d’attaques.

« La reprise de nos activités à Haydan, ainsi que l’emplacement de l’hôpital, ont été communiqués à toutes les parties au conflit et nous attendons que l’intégrité des lieux soit respectée. La population doit pouvoir accéder en toute sécurité aux hôpitaux et aux services de santé », a ajouté Ghassan Abou Chaar.